Coincé dans une chnèk

Intérieur d'une chnèk

Tu vas halluciner mais je connais une meuf, elle est tellement en galère qu’elle accepte de baiser avec moi de temps en temps. Et moi, je suis tellement en galère que j’accepte aussi de la troncher. Son blase c’est Rica, elle n’a plus un tif sur l’youca, plus un chicot dans le bec, des chtars sur la ganache et un œil crevé. Archi teubée, elle raconte de la merde H24. Cette zouz parle mal, se la raconte et chlingue la barbaque avariée.

Mais bon, elle paye sa chnèk !

Enfin bref, je ne suis pas venu pour te raconter sa life, mais pour t’expliquer ma galère de jeudi dernier. Rica a déboulé au teusqua à deux du mat’. A peine elle a franchi la lourde de mon teum-teum que je lui ai sauté dessus comme un dalleux. Rectdi, je l’ai pécho pour la foutre à quatre pattes, puis je l’ai prise en Doggystyle. Je l’ai bouillave comme as pendant une bonne trentaine de secondes, puis je me suis postiché sur une chaise en bois pour qu’elle s’empale sur ma queue, en face-to-face. La racli s’est exécutée. J’ai fermé mes ieuzs pour m’imaginer en compagnie Shyla Stylez – la pornostar – j’aurais pu laisser Rica en vrèt’leu mais je kiffe la position du face-to-face. Sans doute que le face-to-face provoque des montées de foutre dans les bouliches, je n’en sais rien, j’y connais que dalle en anatomie.

Bref, Rica polissait mon zguègue entre les lèvres de sa teuche, quand il s’est passé un truc chelou. Ça a kéblo. Je n’arrivais plus à la ramoner, comme si mon zob était coincé dans une bouche gluante.

– Merde ! j’ai fait à Rica. Y s’passe quoi ?

– J’en sais rien moi, elle m’a répondu. C’est comme si j’avais de la Super Glue 3 dans la fouf’ !

J’ai essayé de me retirer mais impossible, j’étais vraiment bloqué dans le bordel.

– Sa race ! j’ai commencé à me vénère.

– Ben ouais, c’est relou ! elle a ajouté.

On a retenté de se séparer mais que dalle, impossible de se dégager de se merdier.

– Faut qu’tu débandes ! m’a fait Rica.

– Impossible, j’ai répondu. J’ai gobé deux cachetons de Viagra avant qu’tu déboules ! Toi, essaye plutôt d’mouiller !

– Ça marchera pas ! Rica m’a expliqué. J’peux pas mouiller, t’es trop lasdègue ! Sinon, t’as qu’a pisser !

Plus facile à dire qu’à faire. De un, je n’avais pas du tout envie de sèpe et de deux, c’est impossible de pisser quand tu bandes. Je le sais, même si je suis une quiche en anatomie. Putain, ça me pétait les steaks, cette histoire ! Je me suis dit qu’il fallait poireauter un peu, s’armer de patience pour que mon braquemart se décoince mais que tchi, une demi-plombe plus tard, j’étais toujours dans ce bourbier. Je me suis donc décidé à agir. J’ai concentré toutes mes forces, contracté mes abdos, poussé sur mes beujes et j’ai soulevé la meuf pour récupérer mon phonetel, posé sur ma table-basse rafistolée. Puis j’ai immédiatement appelé les urgences.

– Service des urgences bonsoir ! a répondu une meuf à l’autre bout du fil.

– Ouais ! J’suis coincé dans une chnèk là !

– Pardon ? la feumeu m’a fait répéter.

– Ouais, j’suis coincé dans une chatte, et j’en ai ras-le-cul !

– Monsieur ! la zouz a haussé le ton. Cessez d’occuper la ligne pour raconter des imbécilités !

Puis cette lopsa m’a raccroché à la gueule, sans respect ! Sale taimpe !

– Bon, on fait quoi maintenant ? m’a demandé Rica.

– Qu’est-ce j’en sais moi, j’suis pas devin !

– J’m’en bats les ovaires, trouves une solution !

– Reste tranquille ! je l’ai rembarrée. Tu crois qu’ça m’fait kiffer, moi, d’me retrouver face à ta putain d’gueule de crasseuse ?

– Ta race, enculé !

– Pouilleuse !

– Bouffon !

– Pauvre merde !

– Sale taimpe !

– Végétarien !

C’est là que c’est parti en freestyle. Je lui ai décroché une patate dans la mâchoire, elle m’a griffé la gueule, puis on s’est envoyés une bonne cinquantaine de crachats en pleine face. J’avais le seum, laisse-tomber ! On a soufflé deux minutes, puis on s’est remis à se bastonner. Je lui ai brisé le zen à base de coups de plafond, elle a glissé une palme entre mes cuisses pour me broyer les grelots. Hardcore ! Se faire serrer les burnes, c’est dix fois pire que de téma un film en noir et blanc. Gros malkiffe, mais ça a débloqué le bail. J’ai détriqué, et j’ai pu sortir mon braquemart du taudis. Tu vas trouver ça chelou – même moi je trouve ça chelou – mais après ça, je n’avais même plus envie de kène. Et Rica non plus.

Je me suis massé les yeucs deux minutes, peut-être trois, la gadji s’est resapée.

– Bon, on s’revoit bientôt ? je lui ai proposé.

– Ouais, p’t’être mardi ! elle m’a répondu.

Puis elle s’est natchave du teum-teum…

 

 

 

 


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