Comment dépouiller un bouffon ?

dépouille

Les jeunes me demandent souvent « Mec de l’Underground, comment fais-tu pour palper autant de thunes, serrer des pornostars et rouler en Maserati ? ». Perso, en tant que grand frère de service et exemple pour la jeunesse, je leur conseille toujours de lâcher leur taf ou leurs études à balle-deux, et de se retirer les oids du fion. Les jeunes, il faut les pousser un peu, sans quoi ils ne branlent rien.

Alors écoute bien, toi, le jeune !

Dans la vie, si tu veux faire de la maille, il faut se lever de bonne heure, parfois même avant midi. Pour brasser du zeillo, rien de tel que la dépouille, une activité saine et gratifiante. Einstein disait d’ailleurs « vider les poches d’un fomblard augmente l’espérance de vie de trois mois, et développe la production de globules blancs dans l’organisme », et ce mec n’était pas le dernier des golios, il a quand même élaboré la théorie de la réactivité.

Quand je leur explique mon dièze, les jeunes me posent toujours la même question : » mais, Mec de l’Underground, comment t’y prends-tu pour dépouiller tes victimes ? ». Deux secondes mon poto, respire un grand coup, fous pas les charrues avant la beuh ! Pouilleder un blair’ nécessite de la patience, ça ne vient pas du jour au lendemain.

L’expérience mon soce, l’expérience !

Tout d’abord, scanne un peu la rue, et repère ta proie. Evite les spots blindés de schmitts et les endroits exposés, choisis plutôt des ruelles pépères ou des parcs scrédis. Voilà, tu le vois, ton losbo ! Il est là, assis sur un banc, en train de feuilleter un livre comme un gros blarfe, des lunettes de trimard sur la ganache, une chemise d’enculé, une dégaine de fils de pute et un faux-air de suce-boule. En plus, il a une coupe au bol et se déplace en Vélib, ce tarba !

Approche-toi de lui furtivement – en gros, comme un léopard -, serre la mâchoire, fronce les sourcils, tire une face vénère, contracte tes pectoraux, tes abdos et tes biceps, emprunte une démarche de gangsta, crache terrepa et essaye de faire sortir ta veine frontale (mais si tu n’y arrives pas, c’est pas grave).

Maintenant, accoste ton fomblard :

– Yo mon pote, tu vas bien ? Tu pourrais me dépanner une petite pépète, ton bigo et tes biftons, sinon j’te nique ta race espèce d’enculé d’tes morts ?

Logiquement, le mec devrait allonger les lovés, mais il se peut que tu tombes sur un bouffon plus réticent, un mec que tu aurais mal scanné au premier abord. Pas grave, garde ta tête de rageux, fixe-le dans les yeux et sans complexe, invente-toi une life :

« Sale fils de tainpe, tu vas cracher ton zeillo direct ! Moi, j’m’en bats les steaks, j’vais t’marbrer, lopsa ! J’en n’ai plus rien à foutre, j’ai tiré quinze berges à ryfleu, dix-sept (évite les chiffres ronds, sinon c’est trop cramé) à la Santé, vingt-deux à Fresnes, huit à Berlin avec Jean Gab’1, Vingt deux en Colombie, j’ai braqué l’Elysée et mécra la maison blanche, détourné des fourgons blindés, assassiné des vieilles et enfermé des mioches dans ma cave ».

Après une punchline pareille, si le gus ne se chie pas dessus, tu t’es peut-être trompé de cibles et tu risques de te faire tamponner. Arrête de réfléchir, et défonce-le direct ! Envoie-lui deux golden dans les chicots, un High-Kick dans la face, une balayette, un penalty dans la ganache et aussi, pisse-lui dessus. Maintenant, il ne te reste plus qu’à te baisser pour récupérer ses thunes et son I-Phone 7S.

Ah ouais, j’oubliais !

Si le fomblard est réglo et te file son cash d’entrée de jeu, il va sans doute prévenir les cops une fois que tu auras tourné les talons. Par prévention, cale-lui un coup de plafond dans le zen, un uppercut dans la bouche, un genou dans les steaks, un retourné-sauté (mais il faut savoir maîtriser cette technique), une balayette, savate-lui la tronche jusqu’au KO, et pisse-lui dessus.

Voilà, maintenant, insulte sa daronne !

Tu vois, ce n’est pas si compliqué, de dépouiller un branque. Il te faut juste un peu de patience, de la pratique, un chouïa de stratégie et de la volonté. Si tu galères malgré mes conseils, au lieu de dépouiller des fomblards, commence par des proies plus faciles – vieux, gosses, meufs, aveugles…

Avec de la persévérance, crois-en mon expérience, tu arriveras à faire quelque chose de ta vie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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3 Réponses à Comment dépouiller un bouffon ?

  1. t’es du genre à te pisser dessus, toi

  2. Natio dit :

    Guebla! Baltringue tu t’invente une vie

    tu as mon mail je te retrouve ou ? dis moi vite

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