Des bonnes façons de saloper une autolib’

Les Inrocks, sachez que si vous souhaitez relayer cet article, perso moi y a pas de soucis. Comme ça on oublie tout et je ferme les yeux sur l’article que vous avez dégagé de votre site. Et ouais, maintenant il faut choisir ! C’est moi ou la Mairie de Paname. 

autolib

Une autolib’ c’est comme un vélib’, mais en gova. Tu es lib’ d’en faire ce que tu veux, c’est la mairie de Paname qui offre le défouloir. Même si en ce moment j’ai une flemme de porc qui m’empêche de me casser le cul, je vais éviter de te jouer un remake de mon post sur les vélib’. C’est pour ça que je ne te donnerai pas des bonnes raisons de flinguer les autolib’, nan, mais des bonnes façons de les saloper.

Il parait que je n’ai pas le droit de dire que l’autolib’ est une merde, c’est pour ça que je vais me contenter de l’écrire. Je ne balance pas ça dans le zef, j’ai mes arguments. Déjà, ces tires ne ressemblent à rien et en plus, deux utilisateurs sur trois ont des faces de zguègue. En plus, ces turvois fonctionnent à l’électricité. L’archouma quoi !

Enfin bon ! Pour saloper une autolib’, encore faut-il s’en procurer une. Le blème, c’est qu’avant de grimper dans ces bouses, tu dois déjà payer un abonnement. Raquer, toujours raquer ! Pour éviter de cracher ma thune ou de choucrouter une CB, j’ai opté pour le carjacking. En gros je me calle au coin d’une rue, j’attends que passe une autolib’ et lui fais signe de s’arrêter. Le conducteur pense que je cherche un renseignement, baisse la fenêtre de la gova, et c’est là que j’en profite pour lui niquer sa mère. Je lui défonce la race, le fous KO, le dégage de la tire et prends place dans le véhicule. Après je me natchave et m’occupe de l’autolib’.

-Il faut savoir une chose importante sur l’autolib’. Son intérieur est parfait pour quécro son casse-dalle. En ce moment sur Paname, le temps part en couilles et ce n’est pas toujours évident de grailler dans la rue. C’est pourquoi dans l’autolib’, tu es tranquille au chaud pour avaler ton grec. Si comme moi tu es du genre à te débarrasser de la salade, des tomates et des oignons qu’ils osent foutre dans nos dwitchs, la banquette arrière de l’autolib’ est une place idéale et très confortable pour les légumes. Et on pourrait presque penser que les sièges ont été conçus pour s’essuyer les pognes au cas où la sauce samouraï coulerait sur tes palmes.

-Tu peux aussi pillave dans ces govas de merde. J’ai fait un petit calcul, qui vaut ce qui vaut mais d’après moi, une autolib’ peut contenir près de 700 canettes de rebiès. Ne te gêne surtout pas, la caisse a été conçue pour ça.

-Si tu t’es trop murgé la gueule, il est toujours plus kiffant de gerber au chaud que dehors comme un crevard. Paye ta galette sur le volant ou la boite de vitesse, et imagine la ganache du fils de pute qui prendra la tire après toi.

-Chier dans une autolib’ est bien sûr recommandé, tout comme pisser dedans (ça va sans dire). Tu vois, je sais m’adapter à mon public, je sais que certains sont pudiques et ne souhaitent pas se soulager dans la rue. Là au moins, tu seras peinard pour lâcher ton cake. N’hésite pas à laisser un petit mot sur une feuille ou une carte postale « c’est gratos ».

-Pour les artistes, il est vivement recommandé de taguer les govalib’. Tu peux certes poser ton blase au poska ou à la bombe, mais il n’est pas interdit de graffer des « fils de pute » et des « nike ta mère » un peu partout, ou même de dessiner des bites, avec des oilpés aux burnes. L’autolib’ est un formidable support d’expression, ne te gêne surtout pas.

-Tu vas trouver ça con ! Essaye de te procurer une seringue et fous-là sur un siège de la vago, l’aiguille tournée vers le haut, le principe étant qu’un passager se postiche dessus et se perce le fion. Une variante que j’ai tirée d’une légende urbaine consiste à ajouter une lettre à côté de la seringue sur laquelle tu auras pris soin d’écrire : « ça y est, tu as le SIDA ». Même si l’aiguille est clean, tu lui niques son délire pendant au moins trois semaines, le temps que tombent les résultats des analyses médicales. Mais évidemment, c’est mieux si l’aiguille est réellement contaminée. Tu vois, je t’ai dit que tu trouverais ça con !

-Le best of big mac pour saloper une autolib’ reste quand même de la cramer. Tu te démerdes pour trouver un bidon d’essence que tu videras dans la turvoi avant de l’enflammer. En hiver ça réchauffe, et surtout ça fout le bordel. Puis ça peut être très pratique pour un barbeuc.

Voilà, j’espère que tu as pigé et surtout que tu vas t’y mettre, que je n’ai pas gratté ce billet pour rien. Après, ne te sens pas obligé d’appliquer à la lettre mes méthodes de bousillage. Il existe des centaines de façon d’enculer des autolibs donc n’hésite pas à faire taffer ton imagination. Moins ambitieux, tu peux par exemple crever les pneus de la caisse ou la démonter pour récupérer des pièces refourguables. Je compte sur toi !


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5 Réponses à Des bonnes façons de saloper une autolib’

  1. […] serai en prison à cause d’elles, pour une incitation qui aurait créé des mouvements de masse anti-Autolibs. Je passerai pour un opposant politique pour avoir cramé tous les Vélibs et les […]

  2. Klein dit :

    Excellent article qui démontre que l’on a encore des idées en France. Certains politiques devraient en prendre de la graine. Utilisez les autolib’ pour faire des run, course équitable et moins dangereuse qu’avec des porches (d’après Paul Walker).

  3. Le Tigre dit :

    Mouais.

    Perso, je serai un peu plus vicieuse sur les bords : tu sembles oublier qu’on peut y baiser, dans ces autochib’. Alors tu files au bois de boubou, prends la pire trans’ sur le macadam, et te le/la fais dans la caisse.

    Au moment de chéla ta purée, tu pointes ton zguèg’ dans le circuit de ventilation. Imagine la gueule du prochain connard à passer après toi dès qu’il va faire péter le chauffage.

    Laisses-en un peu sur le siège passager, tant qu’à faire : si la femme qu’il ramène n’a pas de culotte, y’a moyen que quelque chose de beau se produise.

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