le happy fonceding

happy slapping

Hey, tu connais le Happy Slapping ?

je t’explique : tu es dans la street, le tromé ou dans un parc – n’importe tant que c’est dehors – tu choisis un passant au hasard et tu lui colles une tarte dans la gueule. Et pour que le jeu soit encore plus golri, tu demandes à un soce de filmer la scène avant de balancer la vidéo sur Internet, pour que masse de monde puisse en profiter.

Juste pour mirave le délire, tu n’as qu’à taper « Happy Slapping » sur Youtube, tu vas te claquer une de ces barres. Tu verras toutes les variantes de ce game, entre tartes de la main gauche, de la droite, sur la joue gauche, sur la droite, taquets sur le menton, en pleine ganache, dans le tromé ou le reureu, sur un pont, par surprise, en mode frontal, sur une blonde, sur un brun… Bref, un bête de jeu dont la nouvelle génération devrait s’inspirer pour s’occuper plutôt que de s’abrutir devant les jeux vidéos comme des golmons ou les jeux de plein air d’enculés style la balle au prisonnier, cache-cache de mes couilles, chat perché de fils de pute.

Le happy Slapping, c’est de la bebon et entre nous, je suis guèze de voir que ce passe-temps devient à la mode. Et plus, sans vouloir me la raconte, j’ai révolutionné ce délire en inventant le Happy Fonceding. En gros, c’est comme le happy slapping sauf qu’au lieu de slapper, tu foncedé. Et quand je dis « tu foncedé », je ne te parle pas d’un petit coup vite-tef ou d’un taquet sans conviction, nan, mais bien d’un énorme coup de parpaing. Dans le Happy Fonceding, tu dois cogner fort, goumer, bastonner, barbariser salement pendant que ton srab tient la caméra.

Un putain de bête de jeu, trop chanmé.

D’ailleurs, hier avec Lakhdar, après avoir bien pichtave, on s’est improvisés une petite session Happy Fonceding dans le 19ème. Le srab filmait avec son phonetel et moi, je foncedais. Trop golri ! Le premier type que j’ai bolossé sortait d’une bibliothèque – normal que je le victimise. Il était là avec son smile de faux-derche, sa petite sacoche d’enculé, sa raie sur le téco façon « fils de salope » et ses lunettes de suce-boule. Je me suis lentement approché de lui, en mode soum-soum et là, je lui ai callé une de ces balayettes, laisse-tomber ! Le mec, sans rien piger, s’est rétamé sur le trottoir, la gueule dans le goudron. Je te jure, tu aurais été là, tu te serais tapé une de ces barres. V’là le narvalo, en panique, avec ses yeux de mec qui ne demandait rien.

Avec ce fomblard j’ai été tigent, c’était juste pour m’échauffer.

Lakhdar et moi, on a tracé nôtre route puis le frelot m’a fait : « Mec ! Mec ! Téma là, une bouffonne ! ». Effectivement, sur le terre-plein central de l’Avenue de Flandre, marchait une meuf sapée d’une robe à fleur et chlopée de ballerines. Pas de latex sur le corps, par de tatouage au-dessus du fion et le plus abusé, des bzèzes même pas siliconés – le truc que je déteste.

– Vas-y, elle ! m’a saucé Lakhdar en dégainant son Iphone. Foncedé-là !

Trop auche, j’ai speedé sur la go et même taro que pour l’autre suceur, je lui ai callé une balayette façon Karaté Kid avant de lui écraser la gueule sur le béton. Je lui ai envoyé trois penalties dans la bouche, une chicot a même voltigé. Elle chialait – meskina – et moi je me marrait, un truc de ouf. Des tarbas sont venus lui porter secours alors avec Lakhdar, on s’est natchaves en deux-quatre-sept parce que j’ai oublié de te dire mais le happy fonceding, c’est interdit par la loi.

On a tourné dans une rue à droite – ou à gauche, je ne me souviens plus – puis Lakhdar m’a fait :

– Oh putain ! Mec ! Mec ! Téma putain !

J’ai tourné la tête et là, j’ai vu l’ultime cible à malmener, la fomblarde parfaite pour pondre une pure vidéo qui générerait des millions de vue sur Youtube, me permettrait de monétiser une chaine et de brasser v’là la maille : une vieille qui galérait à marcher, une canne dans la main droite et un caddie dans la gauche qu’elle tirait avec peine – la pauvre.

– Vas-y Mec, marave-là bien ! m’a encouragé le khey, comme si j’avais besoin d’encouragement. Elle, tu la méfu !

Pour la vioque, j’ai laissé tomber la balayette – deux fois ça suffit, je ne vais pas faire que ça – je me suis précipité sur cette taimpe et direct, je lui ai envoyé un retourné dans la bouche, un genou dans le bide, trois Middle Kick dans les côtes, un coup de plafond dans la gueule, un uppercut et tout compte fait, une balayette. Et Lakhdar, derrière, qui engrainait « vas-y mon poto, t’es le meilleur, nique-lui bien sa race ! ». Pendant qu’elle gisait dans son raisiné et dans sa pisse, j’ai savatée la vieille – à peine trois fois, je suis pas non plus un chméta -, j’ai pécho sa canne et je l’ai éclatée sur sa tronche histoire de terminer le taf.

Après, avec Lakhdar, on a vite técale du secteur parce que comme je te l’explique plus haut, le Happy Fonceding est interdit par la loi, tu peux même choper une prune.

Aujourd’hui, le soce et moi, on va essayer de foutre nos vidéos sur Youtube, histoire de palper des lovés grâce à leur monétisation.

Et puis si on ne fait pas de thune tant pis.

Au moins, on se sera bien marré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Tags: ,

2 Réponses à le happy fonceding

  1. Bonobo dit :

    Kikou un petit rdv gare de melun ? aller pête un coup

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *