Le salon du livre, version underground

salon du livre

Dès demain et pendant tout le week-end, se déroulera la énième édition du Salon du Livre de Paname. Autant te dire que ça va bouillave sec, et dans tous les sens. L’année dernière, j’avais assisté à l’évènement en me faufilant par le coin fumeur, je n’allais quand même pas cracher dix dolls pour dikave des bouquins. Mais cette année, c’est différent. Sans vouloir me la raconter, j’ai reçu une invite ! Nan, je n’ai sucé personne pour me la procurer, ni payé mon derche, ce sont les éditions Don Quichotte qui me l’ont envoyée direct au teusqua. Et s’il te plait, cette année, je suis auteur, en mode « reste tranquille ! ».

Et quand tu es auteur au milieu de livrophiles, tu sais ce qui se passe ? Et ben tu fourres grave ! Je me vois déjà chémar dans les allées du salon, me faire tâter le tarpé et le paquet par des bombasses en guestrin. Je m’imagine me faire accoster, du genre « hey, c’est toi l’Mec de l’underground ? J’te demande parc’que j’ai tellement mouillé en lisant le Boss de Boulogne que j’aimerais bien t’gober une bouliche si ça t’dérange pas », et moi qui rembarre la meuf parce que je n’ai pas assez de chibre pour boucher toutes les michetonneuses du salon. Laisse-tomber, je vais kiffer ma race !

J’ai tout prévu pour l’occaze. Demain, dès que je déboule à Porte de Versailles, je pointe direct à la cafète ou au bar à huitres et chine la serveuse pour qu’elle me lâche de la tize, binouze ou vinasse, n’importe quoi tant que ça se retourne le cerveau. Je viens pour me mettre cher donc nique sa mère ! La loufiate se montrera peut-être réticente au départ, mais quand je lui raconterai que je suis l’auteur d’un roman dont la trame se déroule au Bois de Boubou, obligé qu’elle succombera au charme de ma queue et me dépannera de quoi pichtrave.

Une fois que je me serai bien alcoolisé le raisiné, je pointerai aux chiottes du salon. Ouais, déjà pour pisser, après tout ce que j’aurai ingurgité, ensuite pour trouer les parois des cabines. Tu vas me dire si c’est une bête d’idée, je voudrais concevoir un gloryhole, un trou dans lequel tu carres ton zob pour te le faire pépon de l’autre côté du mur. Je me dis que c’est une pure idée, parce que c’est inédit, des gloryholes au salon du livre.

Après, j’irai aux stands de Bayard et Hachette. Ils font des livres pour la jeunesse, et le spot est blindé de daronnes qui accompagnent leurs chiards au salon et les lâchent devant les Barbar et « J’aime Lire », dans l’espoir de se faire accoster. Une fois que j’aurai récupéré deux-trois numéros de MILF, je me taillerai chez Gallimard. J’ai partouzé vénère avec des auteurs de cette maison d’édition, dans la backroom du Sexodrome de Pigalle, et je passerai juste leur faire un tcheck, ce sont des bons soces de baise.

Je squatterai aussi le stand Grasset, parce qu’ils ont du bon shit. Du Black Bombay de première qualité, et pas reuche en plus. Je choperai une barrette ou deux, puis j’irai scanner la scène numérique, les intervenants ont toujours des bonnes adresses de sites de boule à refiler. J’enchainerai sur le Manga Square pour téma les zous déguisées en dominatrices, puis à l’espace polar, spécialisé dans tout ce qui est pratiques extrêmes et SM-crade.

En fin d’aprèm, j’essayerai d’organiser des bastons, histoire de relancer l’ambiance. Pour les intéressés, on n’a qu’à dire 18h30, derrière les cloisons qui entourent le salon, au niveau du square culinaire (justement là où tu trouves le bar à huîtres). Par exemple, on peut arranger une fritaille entre La Martinière et Actes sud, ou Belin contre Flammarion. Les paris sont bien sûr conseillés, je mise sur Flammar et la Martinière vu que leurs auteurs sont des pratiquants de free-fight et de Jujitsu brésilien.

Voilà, si tu as des bons plans à proposer à l’occasion de cette énième édition du Salon du livre, partage l’info en lâchant un commentaire après ce post. Mais des bons plans, pas des plans à la con !

 

 

 

 

 


Tags: , , , , , , , ,

3 Réponses à Le salon du livre, version underground

  1. pinoku dit :

    si je t’achète ton bouquin, tu me suces?

  2. Thaïs dit :

    Tu connais Youscribe ? Y a de la zouze de qualité qui kiffe l’underground. Et parce que si on peut venir pimenter leur présence sur le stand, elles seraient contentes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *