Ma circoncision (ou comment j’ai voulu devenir feuj)

circoncision

La semaine dernière, je me suis fait circoncire, ne me demande pas pourquoi. Je me souviens juste que j’étais complètement démonté et que sur le coup, je voulais me convertir au juifisme, histoire de palper de la maille. Je ponçais les prods, la bibine et le sky avec Tonton Pérave et ma frelonne, quand j’ai fait aux soces :

– Les gros, j’vais devenir rabbin, faut qu’vous m’aidiez à m’convertir !

– Sale feuj ! m’a clashé ma frelonne.

Maintenant que tu connais mon crew, tu sais que ma reusse est une fonbou, une sale taimpe et en plus, elle est anti-feuj depuis qu’elle a mirave un documentaire sur Youtube. Mais en vrai, je ne lui en veux pas, parce que je m’en bats les steaks de sa gueule de crasseuse. C’est pour ça, quand elle m’a dit « sale feuj », je ne l’ai pas calculée.

Tonton Pérave s’est gratté la barbe, signe qu’il réfléchissait, puis il a plongé sa pogne dans son calbute pour se gratter les couilles, signe qu’il réfléchissait encore. L’ancien s’est tourné vers moi :

– Mec ! Si tu veux devenir juifiste, ça va t’prendre du temps et pis aussi, faut qu’tu t’circoncises.

J’étais vraiment foncedé parce que j’ai répondu « pas de blèmes ! » avant de sortir ma queue de mon survêt, prêt pour la cérémonie. La circoncision, dans le langage technique, consiste à couper la peau du gland tout en faisant hyper gaffe à ne pas couper le gland. Avoue que c’est hardcore !

– Vas-y, sors pas la teub devant moi ! m’a embrouillé ma frangine.

– Moukave ! je l’ai rembarrée. Si t’as pas envie d’être feuj, toi, c’est ton blème, mais occupe-toi d’ton boule plutôt que d’te mêler d’mes convictions !

– Tes convictions ? m’a relancé ma sista. Tu veux juste te convertir pour t’faire des lovés, alors arrêtes de faire crari !

Direct, j’ai adressé un gros oid à ma frelonne, avant de me tourner vers le vioque :

– Bon tonton, vas-y, circoncis-moi maintenant !

– Mais j’suis pas rabbin moi !

– C’est pareil, t’as une barbe ! Vas-y, coupe-moi la peau du gland mais par contre, bélèk à mon gland, j’y tiens presque autant qu’mes burnes.

– Bon bon, d’accord ! a acquiescé* Tonton Pérave avant de dégainer son opinel.

Là, je t’avoue, en voyant la lame du schlass, j’ai commencé vite-fait à balise.

– Coupe-lui le zguègue, à c’t’enculé ! a fait ma frelonne.

J’ai serré les palmes, les chicots, et j’ai lâché à ma frelonne un regard vénère façon Guy Georges :

– Ta gueule pouilleuse ! Ma parole, continue à pénave et j’vais t’marbrer !

Tonton Pérave a pécho la teille de sky et m’a vidé un peu de tize sur le gland, pour désaffecter. Ça me faisait chelou de laisser le vieux me manipuler le zob mais en même temps, ce n’était pas désagréable.

Puis, l’ancien a approché sa lame de mon chibre.

J’ai retenu ma respiration et tonton m’a demandé d’arrêter de trembler sans quoi il risquait de sectionner la bite entière surtout que déjà, il se sentait bien torché.

Puis là, j’ai senti que j’avais mal, hyper mal même. Et comme un con, j’ai jeté un oeil sur l’opération : le vioque découpait la peau de mon gland. Et aussi un bout de mon gland. Du sang giclait de mon braquemart, je douillais ma race. C’est quand Tonton Pérave m’a une fois de plus aspergé de sky pour désinfecter ma tige, que je me suis mis à hurler « AAAAAAAAAHHHHHHH ! Sa mère comment j’ai mal à la queue ! »

Je chialais presque, tellement que la douleur était hardcore. J’aurais d’ailleurs chialé, si j’étais une baltringue. Ma soeur a pointé son index dans ma direction, pétée de rire :

– Enorme ! Bien fait pour ta gueule…ou plutôt pour ta bite ! Tu sais même pas comment ça m’fait plaize de t’voir en galère ça comme, avec un bout de gland en moins.

En temps normal, je lui aurais tarté la gueule mais là, je ne l’écoutais même pas tellement que j’avais mal.  Tonton Pérave, serein, a essuyé son schlass avec un Kleenex, avant de se féliciter de la réussite de l’opération :

– La circoncision s’est bien passée ! Maintenant, il t’faut un peu d’repos, au moins deux semaines sans utiliser ton zob, et tu désinfecteras c’merdier trois fois par jours. J’vais t’prescrire de la rabla, et d’la skunk.

Soucieux de mon bien être, Pérave à callé son Kleenex autour de mon gland, un peu comme un sparadrap, mais en pas pareil.

Et depuis, je suis toujours en convalescence, avec l’interdiction formelle de me pougner, ou de traumatiser d’une quelconque façon mon outil de chafra. Je t’avoue, c’est dur. Archi dur même. Surtout, j’ai l’impression que l’opération a mal cicatrisée, au vu des croûtes blanches qui recouvrent mon dard, et du pus qui s’en échappe.

Franchement, si c’est ça être feuj, c’est de la carotte !

 

 

*acquiescer : être partant

 

 

 

 


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1 Réponse à Ma circoncision (ou comment j’ai voulu devenir feuj)

  1. Gérard POCH dit :

    Moi, je suis à 100 % favorable à la circoncision ! C’est une excellente chose. Je l’ai été tout jeune adulte, et j’ai donc pu comparer avant et après.
    J’avais 15 ans, et j’aimais un homme que l’était.
    Je me suis fait circoncire adulte, bien que encore très jeune mais déjà formé et pubère évidemment (15 ans et demi !). Je l’ai fait par goût, par envie, donc par choix et sans obligation médicale ou religieuse. Je m’étais bien documenté et j’avais une relation avec quelqu’un qui l’était et ça me fascinait. J’ai été très surpris parce que je savais que c’était bien, mais à ce point, je ne pouvais pas imaginer. Ça a été une révélation. J’ai mieux maîtrisé mon éjaculation, un plaisir plus fort car j’ai trouvé qu’il y avait un pallier qui était déjà l’orgasme qui durait assez longtemps avant l’éjaculation. Pas de problèmes pour la masturbation, car la muqueuse du gland se change et supporte directement avec les doigts ce qu’elle ne supportait pas auparavant. Il faudrait conseiller la circoncision à tous
    les hommes et les ados.
    On peut en parler car beaucoup se posent des questions. On peut m’écrie : gerpoch1@gmail.com
    Je répondrai à toutes les questions.

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